La mode et les apparences (2011)

La question de la mode est venue s’inscrire naturellement dans cette recherche que je venais d’accomplir avec les assemblages de bois, d’abord avec des oiseaux, et ensuite avec des danseurs… Il suffisait de rajouter toutes sortes d’habits pour que ces animaux finissent de s’humaniser.

Le glissement s’est fait naturellement, et d’autant plus que les habits viennent compléter à merveille ce jeu continuel des apparences que nous affichons, d’abord sans le vouloir expressément avec notre tête et notre dégaine générale, et ensuite avec ces oriflammes que nous ne manquons pas d’ajouter pour nous distinguer des autres, et nous rendre toujours plus attrayants.

La série complète a comporté une vingtaine de pièces, et j’ai eu la grande chance de pouvoir la montrer pour la première fois au Musée d’Art Spontané de Bruxelles en janvier 2012. L’exposition avait pris pour titre : « Les humains aussi se pâment et se plument ». Elle s’est faite en collaboration avec une association bruxelloise de mode ayant pour nom « DIVERS’GENTES ».